82. Le choix du nom Côt par Odart en 1845

Dans l’introduction de son  Ampélographie ou Traité des cépages,ouvrage paru en 1845, A. J. Odart explique la façon dont il a procédé lorsqu’il était placé devant plusieurs synonymes appliqués à un même cépage :

 » (j’ai placé) en tête des noms, quand j’ai eu à choisir entre plusieurs, le plus usité dans le vignoble qui lui devait, en partie du moins, sa réputation. Par exemple, nos vins du Cher doivent la leur au plant que nous avons nommé Côt : la commune d’Esvres, que j’habite, traversée de l’est à l’ouest par l’Indre, ayant acquis depuis une vingtaine d’années, de l’aveu des marchands, l’avantage de primer les vins du Cher, soit par la nature de son sol, soit par l’intelligence de ses habitants, je me suis cru autorisé à donner au nom qu’il porte dans ces vignobles la place capitale, quoique, sous le nom d’Auxerrois, il fasse également la base des vignobles du Lot, dont les vins sont achetés par les Bordelais, pour donner du corps et de la couleur à leurs vins.

Je crois bien que ce mot de Côt est une contraction de Cahors, nom qu’il porte dans un département voisin ; mais la manière de l’écrire que j’ai adoptée rend bien la prononciation que nous lui donnons.

En 1854 dans la 2e édition de son ouvrage, voici ce qu’écrit Odart (p.215-219) :

« Je crois bien qu’il n’y a guère de vignobles de France où il ne s’en trouve quelques souches. Le voici sous les différents noms que je lui connais, et je ne doute pas que sa synonymie ne soit loin d’être complète ; toutefois je dois prévenir que, cette famille se composant de quelques variétés, ces noms ne désignent pas tous exactement la même.

COT à queue rouge, COT à queue verte (Indre-et-Loire)
CAHORS (Loir-et-Cher)
COT, CAULY [lecture fautive, restituer Caulx], JACOBIN (Vienne)
AUXERROIS, le Gros et le Fin (Lot)
QUILLE DE COQ (Auxerre)
PIED ROUGE, PIED DE PERDRIX, PIED NOIR, COTE ROUGE (les départements baignés par le Tarn, la Garonne et la Dordogne.
MAGROT (Corrèze)
NOIR DE PRESSAC ET GOURDOUX (Gironde) et aussi MALBECK DOUX
ESTANCEY (Ariège et Gironde)
QUERCY (Charente)
BOURGUIGNON NOIR (Meurthe, Saône-et-Loire, Ain).
[En bordelais] MALBECK et aussi LUCKENS »

Odart néglige le Sud-Ouest où le cépage était très répandu sous les noms de Cote rouge, et de Pied de perdrix, etc. avant que celui de Malbec soit préféré. Samoireau, nom en perte de vitesse à son époque, lui a aussi échappé  …

Voir les articles 15, 22, 34 etc.

 

82. Le choix du nom Côt par Odart en 1845

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