114. Côt rouge, Côt vert

Sous ces noms distincts, deux « variétés » du même « cépage » tiennent une place importante dans la tradition, jusqu’à nos jours.

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Dans l’introduction de Mille variétés de vignes Victor Pulliat écrivait en 1888 :« Autant que nous le pouvons, nous cherchons à débrouiller le chaos de l’immense nomenclature des cépages en en diminuant le nombre par l’application de toutes les synonymies que nous reconnaissons, en rejetant comme variété tout ce qui n’est que le résultat de la culture et de la sélection ; et tous les sujets qui n’ont pas des caractères bien fixes et bien tranchés. ainsi, dans la longue liste des Gamays à grains allongés, publiées par nos prédécesseurs, nous n’admettons qu’une seule variété, celle connue sous le nom de petit Gamay ou Gamay beaujolais. Tous  les différents plants obtenus par le choix des boutures ne sont pour nous que des améliorations et non des variétés.Il en sera de même de toutes les prétendues variétés qui auront une origine de ce genre.

A l’article Côt (p.93), voici ce qu’écrivait Victor Pulliat en appliquant le principe énoncé dans l’introduction  : « Les dénominations de Côt à queue rouge et de Côt à queue verte ne désignent qu’un seul et même cépage, ce sont deux variations de couleur sans persistance qui proviennent du sol et de l’exposition. »

Cette appréciation est reprise, confirmée et assortie d’une explication en 1960 par les auteurs qui, autour de Louis Levadoux,  rédigèrent la Synonymie ampélographique de l’Ouest viticole français (Artozoul et al.) :

« Cot vert : forme ou prétendue forme de Cot
[…]
Cote Rouge :  c’est le plus ancien nom du Cot dans le Sud-Ouest. Lorsque la Côte rouge croît dans des terrains fertiles, elle cesse d’être rouge et porte de ce fait le nom de Côte verte. »

Autre distinction erronée du même ordre,  à Libourne en 1784 dans  les envois à l’intendant Dupré de Saint-Maur (Mémoire D109.18), au sujet du Noir de Pressac, (nom local). L’observation est certainement avérée ; les conclusions qui en sont tirées, fausses :

« Ce raisin est de deux especes, on le distingue en queue rouge et en queue blanche, le premier est de gout très superieur et moins sujet au brouillard, l’un et l’autre font un vin noir et bon, lorsqu’ils sont melés avec d’autres sepages, mais seuls ils feraient un vin mat »

114. Côt rouge, Côt vert

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