118. Les principales espèces cultivées dans le Maine-et-Loire en 1866

Voici ce que l’on peut lire dans la synthèse rédigée pour  le département du Maine-et-Loire dans l’enquête nationale agricole de 1866, la dernière des grandes enquêtes dans lesquelles il fut deùandé aux personnes interrogées de préciser la liste des cépages en usage

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Notons que le point de vue se situe à Angers.

« Les vignes s’étendent sur les deux rives de la Loire jusqu’à Saumur. Elles sont en petite étrendue sur la rive gauche, jusqu’aux Ponts-de-Cé ; puis largement installées sur les deux rives, depuis les Ponts-de-Cé jusqu’aux limites du département, vers la Loire-Inférieure.

La culture a reçu peu de modifications, mais les difficultés de faire bêcher les vignes ont porté quelques propriétaires à essayer les plantations et la culture à la charrue, ceci n’est guère applicable qu’en plaine ou dans les pentes légères, notamment dans le vignoble de Bourgueil.

Quelles sont les principales espèces cultivées ?

Pineau blanc, cépage principal et naturel d’Anjou ;
Petit breton (carmenet sauvignon) importé du Médoc ;
Pineau noir de Bourgogne ;
Gamay de Liverdun ;
Et malin, récemment importé.
Certaiines personnes ont essayé d’introduire le raisin dit cot, et les petits cultivateurs tendent à importer le plant d’Auvergne qui donne un vin de mauvaise qualité.

Sur le Layon, le provignage est abandonné : on renouvelle par plantation directe.
Dans les arrondissements de Saumur et de Baugé, le provignage est encore la méthode la plus répandue. »

Source :  Enquête agricole, Enquêtes départementales, 2e série, 2e circonscription … ministère de l’agriculture…, Paris 1867.

Soulignons que cet écrit date de 75 ans après la création des départements ; le vignoble de Bourgueil, quoique en Indre-et-Loire, est toujours associé au Maine-et-Loire, c’est-à-dire à l’Anjou, ce qui a engendré l’expression locale Touraine angevine pour résoudre la contradiction.

Pour ce qui est des noms des « cépages » ou « espèces »
– Cabernet ne s’est pas encore imposé ; de même,  la distinction  franc ou sauvignon reste à préciser
– Pineau noir pour Pinot conserve sa graphie savante héritée du 17e siècle
– Gamay de Liverdun, plant de Mâlin ou plant d’Auvergne sont probablement la même variété
– Cot est un nom alors moderne imposé depuis peu par Odart.

Relevons aussi l’absence des noms Grolleau et Pineau d’Aunis (ou Chenin noir comme promu alors à tort par Odart).

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